Artiste japonais né en 1940, Nobuyoshi Araki garde le souvenir gravé de ses 5 ans d’un Tokyo dévasté par les bombardements. Ainsi, depuis plus de 30 ans, il observe un pays en constante mutation, à travers une démarche autobiographique. D’abord cameraman, il devient photographe indépendant.
En 1972, lors d'une performance, le Super-Photo concert, les photos tirées de cette série sont photocopiées et envoyées par la poste à des destinataires choisis. A la fin des années 80, il utilisera la photocopie couleur comme moyen de reproduction et de présentation de ses images. Les photocopies, de grands formats, tapissent d’ailleurs les murs des salles d’exposition.
Les thèmes de ses photographies sont Tokyo – sa ville natale -, le sexe et la mort. Il considère que la photographie est l'amour du sexe et de la mort. Pour lui, ces deux désirs sont inséparables. Il photographie aussi beaucoup de femmes nues, à commencer par son épouse décédée en 1990, qui fut sa muse. Pour lui, la nudité est dans le portrait et non dans le corps. Il photographie aussi des fleurs, métaphore du sexe féminin.
Ses travaux lui ont par la suite apporté une grande notoriété auprès du public japonais et international : ses photos, toujours accompagnées de textes sur le mode d'un journal intime et d'un essai, étaient à l'avant-garde des tendances artistiques du moment. Artiste prolifique, il a décliné de nombreuses séries de photos et d'essais, rapidement auréolée d'une atmosphère sulfureuse et de la figure mythique de l'artiste. Après la mort de sa femme, de nombreuses photos de prostituées, de jeunes étudiantes nues, de scènes ouvertement sexuelles ponctuent ses travaux.
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